Envie d’être challengé sur votre posture de coach ? Partez une journée en Coach Retreat !

J’ai testé récemment le Coach Retreat, animé par la sympathique Oana Juncu. Nous étions une douzaine de participants et je suis ravie de cette journée.

Déroulement :

  • Un scénario de coaching est choisi. Par exemple : « Un manager (le coaché) fait appel à deux coachs pour améliorer la collaboration dans une équipe ».
  • La journée est découpée en plusieurs itérations.
  • A chaque itération, Oana présente une nouvelle technique de coaching à utiliser. Les participants forment des groupes. Dans chaque groupe, on retrouve deux coachs, un coaché et quelques observateurs. Le groupe effectue un coaching en se basant sur le scénario, qui reste le même durant toute la journée. Les participants débriefent ensuite tous ensemble.
  • Puis, une nouvelle itération commence. Les participants changent de rôle. Les groupes changent également.

Les techniques et astuces de coaching que j’ai appréciées :

  • Click/Click Rewind :  Si les coachs ou le coaché ont besoin de mettre le coaching sur « pause » pour débriefer entre eux, ils peuvent dire « click ». Ils peuvent également revenir en arrière en disant « click rewind ».
  • Oui…et : Quand le coaché répond « oui, mais … », les coachs essayent de lui faire reformuler la phrase avec un « oui, et … », afin de le mettre dans un état d’esprit positif et ouvert.
  • L’art du questionnement : Partir à la recherche d’information en privilégiant les questions ouvertes plutôt que fermées. Que ressens-tu? Pour qui? Quoi? Quand? Comment?
  • L’art de maitriser les 4 niveaux d’écoute : poussive (à éviter), factuel, empathique, générative (à privilégier)
  • Attention à l’agenda (caché) du coach : Le coach travaille pour le bénéfice du client et adapte sa stratégie en conséquence. Il n’oriente pas sa stratégie pour atteindre un objectif personnel.
  • Pratiquer le coaching en binôme : Se synchroniser sur une stratégie de coaching en binôme et la suivre à deux est plus complexe que d’être seul aux commandes. Néanmoins, quand le binôme fonctionne, le coaching est beaucoup plus efficace.

Mon avis : 

  • Au fil de la journée, les participants ont donc la possibilité d’itérer sur leur posture de coach, en rajoutant et en expérimentant une nouvelle technique de coaching à chaque fois, tout en gardant le même scénario de coaching de base. On se voit tous évoluer en même temps, tout en gardant chacun des styles et des postures différents. C’est très intéressant.
  • Même quand on est déjà coach, pratiquer le coaching en binôme avec différents types de personnalité est riche en apprentissage et en émotion. Personnellement, c’est l’aspect que j’ai le plus apprécié.
  • Il est difficile de coacher un participant qui joue un rôle, car sa demande de coaching n’est pas authentique, même s’il est bon acteur. Ce n’est pas gênant pour s’entrainer mais on voit vite les limites de l’exercice.

Bonus :

Pour en savoir plus, je vous conseille le site officiel.

Modern Agile – Partie 6 – Conclusion et comparaison avec le Manifeste Agile

Le Modern Agile se présente comme une version évoluée du Manifeste Agile. Il se veut également plus général et adaptable dans plus d’environnements. Joshua Kerievsk donne par exemple l’exemple d’un chef cuisinier gastronomique. L’état d’esprit et l’intention sont donc similaires. Les quatre valeurs du Manifeste Agile ont laissé place à quatre principes plus modernes dans le Modern Agile, comme le montre le schéma ci-dessous :

Le Modern Agile se présente donc comme une alternative au Manifeste Agile pour faire comprendre la même chose avec une vision plus moderne, plus centrée sur le sens que sur des règles à suivre. Ainsi, Joshua Kerievsk espère qu’il y aura moins d’incompréhension, pour éviter ou du moins réduire le « Fake Agile ». Est-ce efficace ? L’avenir nous le dira, en tout cas je l’espère.

Personnellement, j’ai passé pas mal de temps à fouiller sur le site officiel, à lire et regarder des contenus pour m’assurer de la bonne compréhension avant d’écrire ces articles. En effet, même si le Modern Agile date de 2016, il est peu connu et utilisé en France. Le site officiel n’est qu’en anglais. On y trouve que la traduction des titres des 4 principes. Les puristes remarqueront que je n’ai pas repris exactement la traduction française du site officiel. C’est un parti pris. Comme dit Joshua Kerievsk lui-même « Awesome, as a word, doesn’t even translate well into other languages. We are okay with that and accept the nearest definition in other languages. » J’espère avoir retranscrit au mieux.

Pour les non agilistes, je trouve le Modern Agile plus difficile d’accès que le Manifeste Agile, car il met l’accent sur un état d’esprit, une vision à avoir. Nous avons tous notre propre vision du monde et ce n’est pas toujours évident de comprendre une autre vision, même si cette vision fait l’unanimité. Le Manifeste Agile, avec ses douze principes sous-jacents, avait l’avantage de proposer plus de concret, quelques règles à suivre pour commencer, ce qui pouvait en rassurer certains. Par contre, je trouve que le Modern Agile fait plus sens pour les agilistes déjà convaincus (comme moi même), car il prête plus d’attention à l’humain et met l’accent sur la vision de l’agilité à avoir.

Alors lancez-vous. Un petit conseil avant. Assurez-vous d’avoir au moins un influenceur qui a bien saisi l’état d’esprit, qui y adhère totalement et qui va pouvoir former les autres, pour éviter le « Fake Modern Agile ». Un influenceur n’est pas forcément un coach 😉

Références :

Modern Agile – Part 5 – Apporter de la valeur en continu

Dans sa version originale, le quatrième et dernier principe du Modern Agile est « Deliver Value Continuously ». Cette fois, il n’y a pas non plus de subtilités sur la sémantique. On peut le traduire par « Apporter de la valeur en continu ».

Ce principe est quasiment un copier coller du premier principe sous jacent du Manifeste Agile : « Notre plus haute priorité est de satisfaire le client en livrant rapidement et régulièrement des fonctionnalités à grande valeur ajoutée ».

Il n’y a donc pas de nouveautés. Notons que ce dernier principe est au service des trois précédents principes du Modern Agile.

En effet, apporter de la valeur en continu permet ceci :

  • En fournissant des produits ou des services supplémentaires aux clients, cela permet aux clients d’être encore plus « awesome ».
  • En fournissant des correctifs dont ils ont besoin rapidement, cela permet de sécuriser les clients et les équipes qui développent les produits.
  • En apportant de la valeur en continu, les équipes apprennent rapidement ce qui ravit leurs clients. Cela leur permet d’expérimenter et d’apprendre rapidement.

Références :